Un haut fourneau est bâti au XVIIIème siècle avec une fonderie pour la production de chaux et de fonte.
Au XIXème siècle s'y ajoutent une affinerie et un moulin à blé.
Un haut fourneau est édifié en 1857.
A partir de 1860, l'arrivée du coke de Decazeville, qui remplace le charbon de bois produit à partir des chênes des plateaux, porte un coup fatal à ce foyer.

N° inventaire : 088
Nom du moulin:
Forge du Moulinet

Localisation:
Canton:
Fumel
Commune:
Saint-Front-sur-Lémance
Lieu-dit: Le Moulinet
Cours d'eau: la Lémance

Etat du moulin en 1899:
Fonction du moulin : forge
Nature du moteur hydraulique : roue à augets
Nombre de paire de meules : 2

Etat du moulin en 1997 :
Passage de l'eau sous le moulin : oui
Murs : en pierres, en bon état
Toiture : en tuiles creuses, en bon état
Nombre de meule : 2
Coffre en bois : oui
Système de mouture : complet
Nombre de vanne de décharge : 1
Etat du déversoir : bon

Pour en savoir plus...
Historique :
Au XVIIIème siècle, la forge du marquis de Fumel est acquise par la famille Laulanié. La production annuelle, de 2 000 quintaux métriques, regroupe instruments aratoires et surtout chaudières à sucre pour équiper les raffineries de Bordeaux ou celles des colonies d'Amérique. Pendant la Révolution, une fonderie de canons en bronze travaille pour l'Armée royale.
En 1820, Joseph Laulanié dirige trois usines : un haut fourneau, une affinerie et un moulin à blé à deux meules.
La forge est reconstruite en 1854 et un nouveau haut fourneau est édifié en 1857. Mais, faute de capitaux à investir dans du matériel moderne afin de lutter efficacement contre la concurrence des fers anglais, la forge du Moulinet décline.
L'usine est vendue en 1868, à Jean Costes associé à Joseph Rabot qui s'oriente vers l'industrie de la chaux.
L'activité au Moulinet est consacrée au broyage, dans les anciennes meules à blé, du calcaire extrait puis cuit à l'usine de Lasfargues située sur la même commune.
Entre 1945 et 1950, les ateliers de la forge et un cubilot installé près du haut fourneau servent à produire du matériel agricole à partir de ferraille refondue.
Désaffecté dans les années 1950, le site est aujourd'hui restauré par la famille Delrieu (descendants de Jean Costes) et les vestiges du haut fourneau sont inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 29 octobre 1975.
En 1830, une roue à aubes actionne le soufflet du haut fourneau et deux roues entrainent les deux marteaux de l'affinerie ; encore en place : une paire de meules à ciment et une roue hydraulique horizontale.
24 ouvriers en 1832.

Description :
Atelier de fabrication à l'état de vestiges ; ancien moulin à blé et logement de contremaître : un étage carré en pierre et enduit avec toit à longs pans en tuile creuse ; haut fourneau de plan carré en pierre de taille avec deux embrasures en plein cintre et les quatre piliers du garde corps du gueulard ; pièce de stockage du combustible : halle en pierre et enduit avec contreforts, baies en plein cintre, charpente en bois apparente et toit à longs pans en tuile creuse ; logement patronal à un étage de comble en pierre avec toit à longs pans brisés actuellement en tuile mécanique.

(texte tiré de : base de donnée Mérimée - Ministère de la culture et de la communication - Direction de l'architecture et du patrimoine)




Le moulin de Belhomme ou mouline de Libos
Le moulin de Carayac
Le moulin de Caussade
Le moulin de Forge du Moulinet
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