Hameaux et villages avaient leur fontaine, souvent doublée d'un lavoir. Les rivières étaient jalonnées de moulins à eau (
panorama 360°), les collines de moulins à vent. Il reste aussi quelques calvaires, parfois le travail pour le maréchal-ferrant, et bien sûr de nombreuses palombières toujours utilisées.
Les moulins
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Moulin à vent
(Source:J.M.-CDT47) |
Ils possèdent des ailes mais ne volent pas. Ils sont équipés de roues mais ne circulent pas... A vent ou à eau, les 535 moulins de Lot-et-Garonne sont au cœur de ce nouveau site étonnant et passionnant. De quoi faire tourner la tête à plus d'un Don Quichotte !
Les pigeonniers
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Pigeonnier
(S:J.M.-CDT47) |
La construction d'un pigeonnier était à l'origine un privilège seigneurial. Cette coutume, abolie avec la Révolution, disparut bien avant en Moyenne Garonne où des fermes prospères construisirent avec beaucoup de soin leur pigeonnier dès l'an 1300. Celui-ci représente la richesse de l'exploitation.
Les pigeons qui y vivent fournissent leurs fientes, la colombine, pour amender les terres, le meilleur engrais des terres du Moyen Age. Les pigeonniers sont estimés à 6000 en Lot-et-Garonne.
Leurs formes sont extrêmement variées :
- intégrés à d'autres bâtiments, accolés à un corps de ferme ou surmontant un porche,
- isolés, sur un plan rond, carré ou hexagonal, de plain-pied, sur arcades ou piliers de pierre.

Les puits, les fontaines et les lavoirs
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Lavoir - Allemans
(Source:A.G.-CG47) |
On sait l'importance des points d'eau autrefois, pour l'usage domestique de la maison, pour la lessive, l'abreuvage des animaux.
De nombreuses sources ont été aménagées pour répondre à ces besoins : puits, fontaines, lavoirs sont présents partout dans nos campagnes et remarquablement préservés.
Là encore, la variété des formes et des matériaux témoignent du savoir-faire et du sens artistique des constructeurs.
Observez-les : puits gavachs aux formes rondes construits par des " étrangers ", fontaines appuyées contre les coteaux, lavoirs aux bassins de pierre couvert d'une toiture ajourée…

Les palombières
La forêt et les bois cachent de nombreuses palombières.
Ces postes de chasse fixes sont destinés à la capture des palombes, pigeons sauvages appelés oiseaux bleus.
La cabane, lieu de vie et de convivialité, est surmontée d’un poste de guet. Elle est installée en fonction des flux migratoires, de la tranquillité du lieu, dans une parcelle de résineux ou de feuillus à hauts fûts. Des couloirs la relient aux lieux où se posent les oiseaux. Ils sont attirés par les battements d’ailes des appelants, palombes élevées par les paloumayres. Attachées sur des "raquettes" au sommet des arbres, un astucieux système de fils les déséquilibre et provoque leurs mouvements.
Du 15 octobre au 30 novembre, évitez les bois ou respectez les consignes des chasseurs.