Les digues du fleuve

Comme tant de cours d'eau, la Garonne reste dangereuse en cas de crues. Elle peut redevenir sauvage, puissance alimentée par les précipitations, les orages ou la fonte des neiges. Compte également le débit de ses affluents : l'influence des eaux du Tarn se mesure à la couleur rouge qu'elles transmettent parfois au fleuve.


Digue de Coussan.
(Photo CDT 47)

Pour protéger les cultures, les biens et les personnes, les hommes ont entrepris la construction de digues. Celle de Fourques-sur-Gaonne défend la plaine alluviale sur 7 km jusqu'à Marmande. Plus de huit années de travaux ont été nécessaires il y a 150 ans.
Aujourd'hui, le souci d'entretien est constant : lutter contre les terriers, les racines de la végétation. Les randonneurs peuvent emprunter cette large barrière pour rejoindre la capitale de la tomate.

Un petit monument dont l'écriture gravée s'efface rappelle l'accident "le 13 7bre 1908" du vapeur Le Gascon. Même sur le Canal Latéral si paisible, la navigation au début du siècle n'était pas sûre.