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Sceau d'Agen, première moitié
du XIIIe siècle.
Sceau rond biface, 84 mm.
Moulage,
Arch. nat. D 5565 et 5565 bis |
Avers : ville fortifiée avec enceinte maçonnée, crénelée,
à trois portes. A l'intérieur, clocher percé de baies, flanqué
de deux clochetons et de deux tours carrées crénelées et percées
de baies.
Légende : + SIGI [LL] VM. CONSILII : CIVITATIS : AGENNI
Revers : aigle tenant dans ses serres une banderole.
Légende : + SIGILLVM COMUNITATIS CIVITATIS AGENNI
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Sceau de Penne-d'Agenais,
XIIIe siècle.
Sceau rond biface, 65 mm.
Moulage, Arch. nat. D 5571 |
Avers : enceinte sur un rocher, maçonnée, crénelée,
à la porte fermée et flanquée de deux tours carrées. Au centre,
un donjon sans ouverture, accosté de deux plumes (pena : plume en latin).
Légende : + S' *COMVNIS * PENNE *AGENENCIS *
Revers : La croix de Toulouse.
Légende : + * SIGILLVM * CONCILII * PENNE * AVE
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Sceau de Marmande, XIIIe siècle.
Sceau rond biface, 65 mm.
Moulage,
Arch. nat. D 5570 et 5570 bis |
Avers : quatre châteaux fermés, maçonnés, crénelés
et percés de baies, posés en croix et réunis par une muraille crénelée,
représentation schématique de la ville.
Légende : + SIGILLVM : CONC [ILI] I : DE MARMANDE
Revers : la croix de Toulouse entourée d'arabesques entre deux filets.
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Sceau de Port-Sainte-Marie, XIIIe siècle.
Sceau rond biface, 65 mm.
Moulage,
Arch. nat. D 5572 et 5572 bis |
Avers : écu à la croix de Toulouse.
Légende : + SIGILLVM : CONCILII
Revers : Vierge couronnée et nimbée, assise sur un banc, de face, tenant l'enfant
Jésus également nimbé.
Légende : + BEATE MARIE : DEL PORT
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Sceau de Mézin, XIIIe siècle.
Sceau rond biface, 60 mm.
Moulage,
Arch. nat. D 5561 et 5561 bis |
Avers : la croix de Toulouse.
Légende : + S' : COMVNITATIS : MEDICINI
Revers : la tête de saint Jean-Baptiste, au-dessus d'un bras armé
d'une épée.
Légende : + S : SANTI : IOHANNIS : BAPTISTE
Le sceau est une galette de cire (rouge, marron ou verte) appendue à
un acte ou plaquée sur un document. Il porte, imprimé en relief, l'empreinte
de signes alphabétiques et d'images qui définissent et caractérisent
son possesseur.
Marque de propriété, le sceau est au Moyen âge le mode habituel
de validation des actes, comme de nos jours la signature. D'abord réservé
aux souverains dans le Haut Moyen âge, l'usage du sceau se répand aux XIIe et
XIIIe siècles dans toutes les couches de la société. A la fin du XIIe
siècle apparaissent les sceaux de villes : comme l'Hôtel-de-Ville le sceau municipal
symbolise le pouvoir et la place occupés par la collectivité locale dans la
société.
Les villes de notre région ne semblent pas posséder de sceau avant
1227 : ni Agen, ni Port-Sainte-Marie, ni le Mas-d'Agenais n'en ont à cette
date (aucune trace de sceau ou d'annonce dans un traité de cette date, voir Archives
municipales d'Agen, AA1). En revanche ces trois villes ainsi que Mézin, Penne et Marmande
ont un tel signe de validation en 1239 (voir Archives municipales d'Agen, AA1) : un traité
entre ces communes porte encore les attaches des sceaux qui, eux, ont disparu.
Tous ces sceaux sont bifaces (comme des monnaies), d'un diamètre
presque identique (entre 60 et 65 mm), sauf celui d'Agen qui est nettement plus grand. Tous,
là encore sauf Agen, portent à l'avers ou au revers, dans le champ ou sur un
écu, la croix de Toulouse, armes de la famille des comtes de Toulouse. La figuration
de cette croix est sans doute l'expression de la fidélité de ces villes de
l'Agenais à Raymond VII dans sa lutte contre le roi de France.
Sur ces six sceaux trois arborent des murailles plus ou moins flanquées
de tours, abritant un donjon ou un clocher : ces fortifications symbolisent souvent ce qui
différencie la ville de la campagne. L'allusion au saint patron (qui peut aller jusqu'à
l'allusion au nom) est également présente dans deux cas au revers des sceaux
de Mézin et Port-Sainte-Marie. Quant à la signification de l'aigle très
héraldique qui occupe le champ du sceau d'Agen, son interprétation est plus
difficile : les prud'hommes et les consuls l'ont-ils choisi parce qu'il est le roi des oiseaux,
ont-ils voulu évoquer la légende selon laquelle l'aigle est le seul animal
à monter vers le soleil sans cligner des yeux, qualité qui lui a valu d'être
le symbole de saint Jean, ou encore est-ce une allusion à Charlemagne? |