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Images médiévales |
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Dès le XIIe siècle les artisans et commerçants exerçant une même activité s'organisèrent ou furent organisés en métiers. Ces métiers prirent des statuts, c'est-à-dire des règles d'accès et de discipline communes que tous les membres respectaient en les jurant. Ici ce sont les statuts que les consuls d'Agen firent jurer aux corroyeurs, artisans qui avaient pour tâche d'apprêter les cuirs et les peaux, et aux cordonniers. Ces statuts prévoient l'institution de gardes qui jugeront de la qualité des peaux tannées par les corroyeurs. Si le travail n'est pas bien exécuté, des amendes sont prévues : 10 sous tournois pour chaque "cuir gros", 5 sous pour les plus petits ; quant à la marchandise, elle sera saisie et donnée pour un tiers au seigneur, pour un tiers à la ville et pour un tiers aux gardes. Les cordonniers, eux, ne doivent pas confectionner de chaussures dans un cuir qui n'a pas été jugé correct : "Item que los sabaters no devo metre solam en sabatos ses unhtura", ce qui peut se traduire par : "Item que les cordonniers ne doivent pas mettre de semelle aux chaussure sans qu'elle ait été tannée et graissée". Contrairement aux métiers du nord de la France et surtout des Pays-Bas, ceux du sud de la France ne semblent pas posséder de sceau, moyen de validation de leurs actes mais également symbole de leur capacité juridique. Sur les présents statuts ne figurent ni le sceau de la ville, ni celui des hommes de l'art. |
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