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Ensembles documentaires et pistes de travail

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des documents
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)

Bibliographie.


1914-1918, une Grande Guerre


Ensembles documentaires et pistes de travail
Sigles :
ADLG : Archives départementales de Lot et Garonne
RI : Régiment d’infanterie.

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Numéro Intitulé du document Nature
du document
Date et contexte de production Notions clés, aspects principaux
N°1 «Campagne de 1914 – Agen. Embarquement d’un Bataillon
du 209e de réserve»

Photographie reproduite sous forme de carte postale, noir et blanc,
ADLG, 25Fi 1
Août 1914 – Après avoir proclamé la mobilisation générale le 1er août 1914, la France rentre en guerre le 3. Les hommes des plus jeunes classes (ex : classe 1913, jeunes hommes nés vingt ans avant, c’est-à-dire en 1893) partent dans les régiments d’actives, les réservistes et territoriaux des classes plus anciennes dans des régiments de réserve ou territoriaux. L’ensemble des armées prend la direction de l’Est et du Nord de la France, selon les directives du plan XVII. Une guerre de mouvement d’abord. On voit ici l’utilisation du chemin de fer comme transport de troupes (mais dans des wagons à bestiaux).
Sac au dos, le troupier est d’abord un marcheur, mobile, qui doit pouvoir effectuer des mouvements longs et rapides.

Mobilisation générale/entrée en guerre
Réserve/active
é quipement du soldat
Départ/bon ordre
Drapeau

N°2 «Samedi 22 !»
Texte
Extrait du témoignage de Valéry Capot, soldat de la classe 19, mobilisé comme sergent de l’active au 9e RI d’Agen en août 1914. Il a laissé quatorze petits carnets sur lesquels il a noté jour après jour son «journal de guerre» jusqu’à sa démobilisation en août 1919.
ADLG, 1J 816
22 août 1914 – Engagé avec la IVe armée du général De Langle de Cary, le 9e Régiment d’Infanterie pénètre en Belgique et participe à l’offensive des Ardennes contre l’armée allemande. Il est surpris par celle-ci, comme une grande partie du 17e corps, dans un environnement peu propice (bois) aux alentours du village de Bertrix. D’autant que les Allemands pour leur part avaient préparé cette rencontre. Défaites et parfois paniquées, les troupes françaises reculent, la retraite est ordonnée le 23. Une première épreuve du feu qui plonge les combattants français dans la guerre réelle, bien en décalage avec la guerre imaginée.

Baptême du feu
Régiment d’infanterie
Ulhans
Tranchées
Guerre réelle
Surprise
Ennemi invisible
Perte des premiers camarades
Retraite
(redressement de la Marne début septembre)
N°3 «C’était la guerre des tranchées»

Textes - Fichier PDF
Extraits de neuf lettres de combattants, dont les profils et les grades pourtant différents n’empêchent pas une commune expérience.
1914 – 1916. La guerre des tranchées s’apparente à une guerre de siège puisque la ligne de front s’étale sur près de 800 kilomètres de la mer du Nord à la frontière suisse. Le réseau de tranchées, ainsi que l’arrière front composent une zone parois profonde de plusieurs kilomètres où les hommes, combattant, souffrent à la fois de la violence des armes et aussi des conditions de vie parfois littéralement inhumaines, notamment en première ligne. Les combattants vivent dans un autre monde et fustigent souvent ce que la presse peut raconter de la guerre. Violence des armes et conditions de vie.
Nombres de combattants, dans des écrits voués à la publication ou plus simplement sous forme de correspondances ou de journaux de guerre, ont témoigné pour eux, pour le public ou leurs proches de leur(s) expérience(s) de guerre. Ces écrits apparaissent comme de véritables sources documentaires pour approcher la guerre vécue.

Abri
Baïonnettes
Boue, rats, pluie.
Bourrage de crâne (extrait 9)
Blessés
Champ de bataille
Enfer
Obus
Témoins, témoignages
Verdun


N°4 «Mes chers parents…»
Texte
Extrait de la correspondance d’Henri Despeyrières, 1914-1915, Toulouse, éd. Privat, 2007
1915 - Face à la multiplication des offensives et des attaques partielles qui saignent les unités, certains soldats se rendent coupables d’actes de désobéissance sévèrement sanctionnés par la Justice de guerre qui restera dans les premiers mois une justice d’exception (Conseils de guerre spéciaux). Le combattant Despeyrières est témoin malgré lui d’une exécution capitale «sur le front des troupes». Son témoignage souligne le dégoût inspiré par cette mise en scène ritualisée de l’exécution, censée provoquée chez les soldats à la fois peur et sens du devoir.

Témoignage
Désobéissance
Exécution

N°5  
Extrait du journal Le Petit Bleu de Lot et Garonne.
ADLG,
12, 14 et 18 septembre 1914 – Devant les difficultés d’acheminement du courrier et l’arrivée des premiers blessés en gare d’Agen, la population s’inquiète et demande des informations. C’est dans ce contexte, et alors que les troupes françaises opèrent un redressement salutaire sur la Marne, que paraît le Petit Bleu de Lot-et-Garonne pour la première fois le 11 septembre 1915. C'est au départ essentiellement une dépêche officielle imprimée sur deux feuilles de papier bleu (papier utilisé pour les télégrammes) Ces trois extraits viennent illustrer la notion de «bourrage de crâne» forgée par les combattants vis-à-vis de l’information distillée par les médias à l’arrière. Cette dernière était sélectionnée, manipulée, afin de faire ressortir à la fois la réussite des plans français (dont on sait qu’ils furent des échecs en août), la valeur des unités engagées (voir le témoignage de Valéry Capot N°2), et l’idée d’une défaite prochaine des pays de l’Alliance.

Bourrage de crâne
Patriotisme
Presse locale

N°6 «Les femmes de France montrent par leur labeur…»
Carte postale
ADLG, 25Fi 65
1915 – 1916. La guerre installée nécessite de mobiliser l’énergie de l’ensemble de la population : au front, mais aussi à l’arrière qui travaille pour cette guerre industrialisée, alors que de grandes offensives sont en cours (Champagne/Artois 1915, Verdun/Somme 1916) Les hommes au front/ les femmes à l’arrière qui soutiennent l’activité (paysannes, contrôleuses, ouvrières, infirmières). On voit ici la représentation stéréotypée de la femme
«active et patriote».

Front/arrière
Femmes/hommes (courageux combattants, blessés)
Campagnes/villes
Munitionettes

N°7 Société métallurgique du Périgord – Usines de Fumel, 1914-1917

Extrait d’album photographique - Photographie, noir et blanc,
Collection privée
1917 – Année tournant, elle est l’année des difficultés économiques. Comme pour les armées, il est essentiel de montrer au public l’efficacité de l’industrie française au service de la guerre. Un certain nombre d’entreprises se convertit ainsi ou adapte leurs productions à l’effort de guerre réclamé, «profitant» par là même des marchés ainsi ouverts (alimentation, textile, sidérurgies, armement…). Face à la guerre de siège et aux besoins croissants de l’armée en armes et munitions, le gouvernement intensifie la production de guerre et certaines entreprises se reconvertissent en fabricants de canons ou d’obus (Renault par exemple). Il s’agit de conserver ou remettre dans les usines les ouvriers mobilisés (loi Dalbiez de 1915). Les femmes sont appelées dans ce cadre à palier le manque de main-d’œuvre masculine.
N°8 «- Moi, ce que j’veux, c’est la tête à Guillaume»
Carte postale – couleur
ADLG 25Fi 44
1915 – La guerre se poursuit et plusieurs millions de lettres et cartes postales circulent entre le front et l’arrière. L’image devient un support de messages patriotiques, les enfants devenant à la fois un sujet de représentation et une catégorie à influencer. Patriotisme et sens du devoir.
Le jeune garçon est à la fois un enfant (jeu) et un futur soldat se battant pour la patrie (épée et drapeau). L’auteur joue donc sur cette ambiguïté (innocence et fermeté) pour montrer la détermination de l’ensemble de la société contre le «méchant» Guillaume II, empereur d’Allemagne.

Symbole de la République
Patrie/patriotisme
Mobilisation des enfants

N°9 «Emprunt de la Défense nationale : Eux aussi ! Font leur devoir»
Affiche illustrée, noir et blanc, dimension, 1,1 x 0,70
ADLG, 22Fi 156
1915 – Face à la guerre qui dure, les gouvernements doivent trouver des ressources pour financer la guerre et proposent à la population l’achat d’emprunts afin de se procurer matériels et munitions. Il s’agit sur cette représentation de lier le sacrifice des soldats (blessés) au travail de l’arrière (le paysan labourant ses champs) qui donne volontairement son argent pour le même «devoir».

Combattant
Front/arrière
Emprunt
Civils
Monde rural
Solidarité
Devoir

N°10 a et b Fiche d’observation et registre d’entrée des malades
Affiche illustrée, noir et blanc, dimension, 1,1 x 0,70
ADLG, 22Fi 156


Documents issus du service de santé - hôpital civil n°114, Villeneuve sur Lot.
ADLG, Q 203 bis.
Juillet 1916 – Cette année de guerre correspond à celle des grandes offensives, Verdun à partir de février, et la bataille de la Somme à partir du 1er juillet. Mais dès les premiers combats en 1914, il a fallu mettre en place, au front et sur l’ensemble du territoire, des structures capables d’accueillir l’afflux des blessés. Toute une chaîne de prise en charge se met en place depuis les premiers postes de secours jusqu’aux hôpitaux civils ou militaires de l’arrière sur lesquels sont évacués malades et blessés requérant des soins de longue durée. Il s’agit à partir de ces deux documents, de montrer :
- La nature des maladies et des blessures contractées au front – violence des armes/conditions de vie difficiles.
- La diversité des troupes mobilisées et l’origine des hommes sous l’uniforme.
- L’utilisation des villes de l’arrière comme «structure d’accueil» des blessés.
On pourra également mettre en lumière les progrès de la médecine, notamment la chirurgie qui a du répondre aux traumatismes liés à l’utilisation croissante de l’artillerie ou des gaz.

Blessures
Front/arrière
Médecine
Mobilisation
Service de santé


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