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1ère partie :
Le contexte de la campagne électorale et la victoire du Front populaire

2ème partie :
La campagne électorale, les élections et la victoire du Front populaire : l'exemple du Marmandais

3ème partie :
Le Front populaire au pouvoir : l'exemple du Lot-et-Garonne et de Renaud Jean

4ème partie :
Les échecs, la chute du Front populaire, la reprise des grèves : un regard Lot-et-garonnais

Conclusion

Bibliographie

Exercices


Le Lot-et-Garonne des années trente : 3e partie

I/ Les mesures du Front populaire


L'État "change de camp" :
Dès le 6 juin 1936, les préfets reçoivent un circulaire du ministère de l'Intérieur (du 5 juin) leur demandant de favoriser le dialogue social afin d'éviter tout dérapage. (cabinet du préfet, 1 M 37)
Le 7 juin, un télégramme (à 21h30) du ministre leur rappelle que cette directive est importante et qu'ils doivent intervenir aussi bien du côté des ouvriers que des patrons pour favoriser les négociations. (cabinet du préfet 1 M 37 avant recotation)
Un télégramme est envoyé le 8 juin par le ministère de l'Intérieur aux préfets (cabinet du préfet, 1 M 37 avant recotation document.12). Il souligne que le gouvernement a changé..., il invite les préfets à être des médiateurs efficaces dans les conflits du travail en vue de leurs règlements.

De même, face à la réorganisation des forces d'extrême droite (ligues dissoutes et anciens combattants) une vigilance accrue est demandée : lettre de la direction générale de la Sûreté nationale aux préfets du 7 octobre 1936 (archives des renseignements généraux, 1825 W 28).

L'accord Matignon et les principales lois sociales
Le 8 juin à 0h30 par son arbitrage, le gouvernement Blum, constitué depuis le 4 juin, obtient la signature d'un accord entre la Confédération générale de la production française (le syndicat patronal avec Duchemin, son président, Dalbouze, président de la Chambre de commerce de Paris, Lambert-Ribot, pour le Comité des forges) et Richemond, pour les industries métallurgiques et mécaniques) et la Confédération générale du travail (le nouveau syndicat des travailleurs, unifié depuis mars 1936, avec Jouhaux, son secrétaire général, Benoît Frachon et René Belin, secrétaires adjoints, Cordier, fédération du bâtiment, Milan, chapellerie et Semat, métallurgie).

Un télégramme du Ministère de l'Intérieur aux préfets du 8 juin 1936 (Cabinet du préfet 1 M 37 avant recotation document.13) rappelle la nécessité de l'intervention des préfets dans les conflits du travail et annonce la signature de "l'accord Matignon" (droit syndical reconnu dans l'entreprise, reconnaissance des délégués d'ateliers, augmentation des salaires de 7 à 15% : progressive en fonction de la faiblesse de rémunération ) et l'imminence de nouvelles lois sociales (contrats collectifs, congés payés, semaine de 40 heures).

Les autres décisions
40 heures de travail hebdomadaire et 2 semaines de congés payés sans diminution de salaire (11-12 juin)
création de l'Office du blé
conventions collectives de vente pour les principaux produits agricoles
nationalisation des chemins de fer, des usines d'armement et du secteur aéronautique (secteurs très en pointe dans les grèves depuis 1927)
modification du statut de la Banque de France.
   
 

Plan du chapitre


I. Les mesures du Front populaire

II. Renaud Jean, un acteur national du front populaire

III. Les mouvements de grève en Lot-et-Garonne et la mobilisation paysanne






       
 
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