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Le Lot-et-Garonne des années trente : 2e partie |
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et de la tactique arrêtée en haut lieu que se fait l'union des forces de gauche dans la circonscription de Marmande. Ici, et c'est le seul cas dans le département, le Front populaire est effectif dès le premier tour. Ni les socialistes (dès janvier) ni les radicaux (pus tard) ne présenteront de candidats contre Renaud Jean. Son implantation (et son aura) est telle qu'il occupe pleinement l'espace à gauche. Partir contre lui serait perçu comme une déclaration de guerre... sans compter le risque réel, au soir des résultats, de se ridiculiser et de ridiculiser son parti. Comme ailleurs un duel droite / gauche virulent (document.9) occupe l'essentiel de la campagne, les positions se radicalisent, les discours se caricaturent et le climat se tend : difficile pour les modérés de faire entendre leur voix. Dans le marmandais le combat se cristallise autour de la personne de Renaud Jean. La lutte se réduit, même si Renaud Jean fait tout pour l'éviter, à un duel communisme / anti-communisme. Assez vite deux candidats semblent sortir du lot : Renaud Jean et Boisvert. Laban ne paraît pas en mesure de battre le député sortant qui bénéficie d'un bilan plutôt positif et qui par une campagne longue et dynamique, appuyée (tardivement) par la Dépêche, mobilise le monde rural. Le 24 avril les candidats Laban et Renaud Jean en vinrent aux mains, preuve s'il en est que le climat s'est durci au fil des jours. document.7. |
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