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1914-1918 : expériences de guerre, front et arrière


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Introduction
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La Première Guerre mondiale, née d’abord en Europe, inaugure pour le XXe siècle ce qu’un historien a appelé « l’Ere des extrêmes ». Si elle prolonge les conflits entre Etats-nation du siècle précédent, elle se caractérise aussi par la mobilisation totale des sociétés qui y ont été impliquées, déstabilisant pour plusieurs dizaines d’années le continent européen. De ce fait, elle fut très tôt qualifiée de Grande Guerre par ceux qui y prirent part. Plus qu’à la seule échelle des Etats et d’une histoire diplomatique et politique, cette manière de nommer ce conflit en dit long sur la perception qu’en ont eu les contemporains.

L’expérience de la guerre, de cette guerre serait donc à observer en priorité non pas « d’en haut », à partir des mémoires et des pièces officielles laissées par les généraux et les hommes politiques, mais « d’en bas », au cœur des sociétés engagées. Pour se faire, l’historien dispose de sources variées et abondantes, à l’image des fonds conservés aux Archives départementales de Lot et Garonne, permettant justement de descendre à l’échelle des populations et des destins singuliers, afin de saisir la somme des expériences et ainsi pouvoir saisir à la fois l’aspect ordinaire et original de cette Grande Guerre de 1914-1918.

La mobilisation générale décrétée le 1er août 1914 en France ne concerna pas seulement les différentes classes de soldats appelés à prendre les armes contre l’Allemagne et les puissances de l’Alliance. Elle concerna l’ensemble des forces vives du pays, l’ensemble des institutions, des structures économiques et des catégories sociales : mobilisation des organes de communications, mobilisation des ouvriers à l’arrière, des femmes obligées de tenir les exploitations agricoles, de subvenir aux besoins des familles et de l’armée en allant travailler dans les usines de guerre, mobilisation technologique et économique afin de maintenir un haut niveau de production et d’innovation, mobilisation des familles autour de l’attente du père, du frère ou du mari lui-même mobilisé et portant les armes souvent bien loin de son « pays ». Mobilisation de toute une société donc, entre front et arrière, les deux univers se définissant au regard de la distance physique et psychologique qui les sépare de la ligne de feu : soldats, civils et combattants naviguant entre les deux au grès du temps long de la guerre et des situations vécues par les uns et des autres : civils dans les villages de l’arrière-front, combattants blessés évacués dans les hôpitaux de l’arrière…

La Grande Guerre a été à l’origine d’une masse énorme de productions écrites : les nouvelles, vraies ou fausses, manipulées ou non, circulaient par le canal de la presse, alors dans son âge d’or. Le Petit de Bleu de Lot et Garonne est d’ailleurs né en septembre 1914 sous la pression populaire qui demandait à être informée au plus près des événements. Face au « bourrage de crâne » d’une presse censurée ou manipulée, dénoncé très tôt par les combattants, principaux témoins du front, ces derniers eurent recours aux journaux de tranchées, vecteurs d’informations voulues plus réalistes, mais souvent contrôlées par les officiers… Mais les soldats, lettrés à une écrasante majorité, écrivaient eux-mêmes beaucoup : lettres et cartes postales circulèrent par millions entre front et arrière, alors même que certains combattants tenaient en parallèle jour après jour un journal ou carnet de guerre, sur lequel ils couchèrent leurs impressions, leur expérience personnelle du conflit où s’exprime souvent une résignation certaine à vivre l‘épreuve du feu.

Cette médiatisation de la guerre, par l’écrit mais aussi par l’image photographique,
donne ainsi à l’historien la possibilité, au-delà de l’opposition parfois réductrice front-arrière véhiculée par les combattants, de saisir les souffrances partagées par les uns et les autres. La mort et le deuil restant au final, comme en témoigne l’élévation des monuments pendant et après le conflit, l’expérience commune de la société française et au-delà, des sociétés européennes en guerre.
   
Documents

Doc n°1
Carte postale envoyée par Félix L. de Bruch (47) à sa famille du front. Fond privé.

Doc n°2
Carte postale envoyée du front
en février 1918
ADLG, 25 Fi 63.


Doc n°3
Extrait des carnets de guerre de Valéry Capot, intitulés « Impressions et souvenirs », n°4, 1915. ADLG – 1J814.

Doc n°4
Photographie du front, Marne, 1915 – 209e Régiment d’Infanterie d’Agen
ADLG – 125J, carton n°1
(non classé)
.


Doc n°5
Souvenirs de la guerre 1914 offerts à Mlle Lapoujade par quelque blessés soignés à l’hôpital auxiliaire n°14 de Villeneuve s/ Lot, extraits.
ADLG – 1J813.


Doc n°6
Souche de tickets de rationnement, recto/verso
Lot et Garonne, 1917.
ADLG - 1J813.


Doc n°7
Affiche pour le deuxième emprunt de la Défense nationale, dessin d’Abel Faivre, 1916. dim. 1,12/0,81
ADLG, 22 Fi 157.


Doc n°8
Photographie de l’inauguration du Monument aux morts d’Agen, place Armand Fallières, 12 octobre 1924.
Collection A. Lafon.



       
 
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