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Le commerce
au Moyen Age
en Agenais


Introduction sur le sujet

Textes du XIXe siècle

Transcription du texte

Éléments pour
exploiter le texte
en classe

Contexte historique
du document et carte
du commerce


Transcription et traduction
.............................

Transcription du texte :
A totz aquels qui aquestas letras veiran e auziran, lo cosselhs prohome d'Agen, salutz. Nos faim assaber a totz que nos em tengut e nos em obbligat per lo tot a n'Galhart Colom e a son ordenh, de la deuta dels. MM. marcs que nostre senher lo coms de Tolosa lo devia, de laqual deuta nos nos em obligat de pagar per los termes qui devisat son en las cartas pendentz que nos e la vila de moissac e del port e del mass e de marmanda n'avem dat a n'Galhart colom o la vila de montauban e de Castet sarrazi e dautvilar e de pena dagenes sageren o no Sageren nos nem principal deutor per lo tot o sageren o non. E per testimoni de vertat que aissi ne siam tengut leialment per lo tot nos lo cosselhs e li prohome dagen N'avem dat nostras letras pendentz sageladas de nostre sagel comunal de la ciutat dagen a n'Galhart colom e a son ordenh. E per testimoni de vertad. Datum anno domini. M°.CC°.XL°. IIII. die exitus aprilis

Traduction du texte :
A tous ceux qui ces présentes lettres verront et entendront, la jurade et les prudhommes d'Agen. Salut! Nous faisons savoir que nous sommes tenus et nous sommes obligés pour le tout à sieur Gaillard Colom et à ses ayants droits de la dette de 2000 marcs que notre seigneur le Comte de Toulouse lui devait, de laquelle dette nous nous sommes obligés de payer pour les termes qui sont dus dans les chartes pendantes que nous et les villes de Moissac, et du Port(Sainte-Marie), et du Mas(d'Agenais), et de Marmande en avons donné à sieur Gaillard Colom ou les villes de Montauban, et de Castelsarrasin, et d'Auvillar, et de Penne d'Agenais scellées ou non scellées, nous en sommes principal débiteur pour le tout scellées ou non. Et pour témoignage de vérité qu'ainsi en sommes tenus loyalement pour le tout, nous la jurade et les prudhommes d'Agen. En avons donné nos lettres pendantes scellées de notre sceau communal de la cité d'Agen à sieur Gaillard Colom et à ses héritiers. Et pour témoignage de vérité. Fait l'an 1240, le quatrième jour de la sortie d'avril.

Le personnage principal du texte :
Gaillard COLOM était issu d'une famille bordelaise enrichie par le négoce. Le 23 juin 1202, Jean sans Terre donna à la famille Colom le droit de voyager et de commercer librement dans toutes ses possessions, à condition de payer les droits accoutumés. Cette mesure assura la fortune de la famille. Cela permet de deviner les liens étroits qui unissaient la riche bourgeoisie bordelaise à la couronne d'Angleterre.

Les marchands bordelais étaient sans cesse à la recherche de nouveaux marchés et les rois d'Angleterre avaient besoin d'or pour équiper leurs armées. A la suite de cela, plusieurs Colom furent maires de Bordeaux. Gaillard faisait le commerce des chevaux, des draps et du gingembre. Il était l'un des hommes les plus riches de son époque. Il était créancier du comte de Toulouse et de plusieurs villes d'Agenais. En 1239-1240, ces dernières sont en retard dans leurs paiements. Gaillard fait saisir leurs marchands et les denrées qu'ils transportent, sans que les rois de France ou d'Angleterre n'osent intervenir.
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