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Le commerce
au Moyen Age
en Agenais


Introduction sur le sujet

Textes du XIXe siècle

Transcription du texte

Éléments pour
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en classe

Contexte historique
du document et carte
du commerce


Introduction
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Le commerce au Moyen Age en Agenais

Le milieu du XIIIe siècle voit un essor considérable du commerce européen. De nouvelles techniques d'échange se développent : flottes de commerces fluviales et maritimes, union de villes commerçantes (plusieurs unions dans la vallée de la Garonne), foires ou marchés urbains (bastides de la vallée du Lot). De grandes compagnies commerciales s'épanouissent : les Solers à Bordeaux.

Les commerçants appartiennent à deux groupes biens distincts. Les simples boutiquiers des villes se contentent d'une clientèle locale et alimentent un petit réseau de revendeurs itinérants (colporteurs). Ils achètent la plupart de leurs marchandises localement. Cependant, les marchandises les plus précieuses (soie, épices) ou les plus indispensables (teintures pour les tissus : pastel) viennent de loin. Elles sont transportées sous couvert de compagnies commerciales internationales, le plus souvent italiennes ou cahorsines, qui contrôlent les principaux axes commerciaux en accord avec les souverains. Le commerce du vin ou du blé sur la Garonne était au main d'un petit nombre de riches familles bordelaises, comme les Colom. Plusieurs compagnies italiennes, prospèrent en Agenais, les rois de France et d'Angleterre, leurs avaient affermé la perception de certaines taxes pour rembourser leur dettes. Cependant, ces Italiens étaient très impopulaires car ils contrôlaient le change des monnaies et la plupart des prêts à intérêt (usure).

Les routes terrestres servaient surtout pour le commerce local ou le passage des armées. Ce sont surtout les anciennes voies romaines qui ont été réemployées. A partir du XIIIe siècle, se développent un grand nombre de chemin secondaires destinés à relier les grands itinéraires entre eux. Sur ces nouvelles routes, de nouvelles cités commerçantes sont crées par les souverains : les bastides (Marmande, Monclar, Tournon-d'Agenais). Toutefois, les chemins sont peu sûrs à cause des guerres fréquentes et du brigandage qui en résulte. Les principaux axes commerciaux restent les rivières et les fleuves. Le trafic s'y effectue grâce au flottage (pour le bois) ou à des radeaux. Les grandes compagnies commerciales (principalement italiennes) possèdent de petits bateaux à voiles (les gabares) qui transportent hommes et marchandises quand le pays est en paix... Les rois, les nobles et les villes taxent les marchandises de diverses manières (droits d'entrée, péages, conditions liées à la vente). Ce qui, bien entendu, a fait de l'Agenais, région frontalière, une plaque tournante de la contrebande de diverses denrées, comme le vin ou le sel.

La principale marchandise reste le vin destiné à exporté vers l'Angleterre via Bordeaux (voir carte). C'est un vin qui ne se conserve qu'une année et qu'il faut donc acheminer très rapidement Bordeaux. L'Agenais est la principale zone de production des vins dits "de Bordeaux". Ce qui représente plusieurs centaines de milliers d'hectolitres au début du XIVe siècle. Par Agen transitent également, le blé produit dans le toulousain, le safran (utilisé pour la teinture des tissus) venu de l'Albigeois. En sens inverse, les Anglais alimentent l'industrie textile locale avec leurs laines. Le sel est l'objet d'un commerce très contrôlé par les rois de France qui établissent la gabelle au début du XIVe siècle.

Les grandes villes de l'Agenais ont prospéré au cours du XIIIe siècle grâce au commerce, en particulier celui du vin. Agen, Villeneuve, Port-Sainte-Marie et Marmande étaient des ports actifs. Les guerres du XIVe siècle vont briser cet élan en empêchant tout commerce régulier.
 
Pour plus d'informations

L'aspect de la vie médiévale le plus mentionné dans les documents des Archives départementales du Lot-et-Garonne est le commerce.
Nous avons choisi de centrer cette étude sur le XIIIe siècle car c'est une période d'enrichissement considérable pour les villes de l'Agenais.

Ce travail se situe dans la continuité de la mallette pédagogique sur les sceaux médiévaux éditée l'an passé.

Elle contient :
30 diapositives commentées de sceaux médiévaux,
6 reproductions en fac-similé.
Nous tenons également à votre disposition plusieurs ateliers sur les documents médiévaux (coutumes, registres de jurades, dons, ventes, etc...) qui peuvent être réalisés dans le cadre d'une demi-journée aux Archives, pour des classes de CM1, CM2, 5ème ou Seconde.



       
 
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