| Liens plan du site Conseil général Contact |
| Accueil Archives | Présentation | Activités pour les classes | Mallettes pédagogique | "Au fil du temps" |
|
|
......................................................................... |
Dans leur ouvrage P.Robin et A.Glayroux (voir bibliographie n°1) donnent le sentiment de tout faire pour garder la mémoire de ceux qui, par leur énergie, leur travail constant et bénévole, "vont donner vie et consistance à ces cadres juridiques (..) dormant dans un tiroir de préfecture". A ceux qui se sont battus avec opiniâtreté le Front populaire a permis de retrouver "une dignité souvent bafouée". En 1936 le Lot-et-Garonne est rural à 72% et urbain à 28% (2). Les luttes en faveur des métayers et des résiniers ont enraciné à l'ouest du département une culture de gauche. Lors de la scission S F I O/P C, le P C garde le plus d'adhérents (congrès de Villeneuve en 1921). Renaud Jean, défenseur infatigable des petits paysans, est le premier député communiste dès 1920 (Marmande) ; réélu en 1924, il est battu en 1928. En 1932 il retrouve son siège dans un arrondissement très touché par la crise agricole ; deux radicaux sont aussi élus : P.Courrent à Nérac, G.Martin à Agen. Comme au niveau national la C G Retrouve son unité (Agen-2 février 36) et L.Aurin devient secrétaire général. Le 23 février 1935 a lieu à Agen un meeting unitaire contre la guerre et le fascisme rassemblant les principales composantes du "Front populaire" parmi lesquels la C G T, la C G TU., la Ligue des droits de L'homme, le parti radical, la S F I O, le P C. En mai 1935, huit nouvelles municipalités sont remportées par la coalition dont Agen "coup de tonnerre dans le ciel politique lot-et-garonnais" avec comme maire O.Messines S F I O, mais aussi Tonneins, Casteljaloux, Port-Sainte-Marie etc... Le 14 juillet 1935 est une démonstration de force impressionnante de la gauche (8000 personnes à Agen, 3000 à Casteljaloux....). et non 3 comme aujourd'hui). Parmi les 11 journaux locaux, 4 penchent pour le Front populaire dont Le Travailleur communiste fondé par R.Jean, Le Réveil socialiste, La Dépêche favorable aux radicaux. R.Jean est le seul élu dès le premier tour (51,2%) ; le report des voix se fait sans problème à Nérac où P.Courrent radical-socialiste et avocat des résiniers est largement réélu (7633 voix contre 2416), à Villeneuve, ce qui ne suffit pas à M.Pabon, président du Conseil général radical socialiste, pour battre le successeur de G.Leygues, le comte de La Myre Mory (52,2% et 47,8%) qui s'est battu contre le "monstre à 3 têtes". A Agen a lieu une triangulaire : G.Martin, radical battu d'une très courte tête (4 ou 1 voix selon les sources) par R.Philippot communiste, refuse de renoncer au second tour ; les deux, désunis, affrontent le républicain A.Seillan hostile au "fascisme rouge" ; Philippot l'emporte avec 7148 voix contre Seillan 6207 voix et Martin 3425 voix. L'originalité de notre département qui donne la prééminence aux communistes apparaît dans le tableau ci-contre. ![]() De multiples manifestations racontées par les journaux fêtent la victoire : Marmande connut une des principales le 19 juillet en présence du ministre de l'Agriculture, Nérac en mai, Miramont, Casteljaloux en juin etc..). |
|
|
|
|
[ accueil archives ] [ présentation ] [ activités pour les classes ] [ mallettes pédagogiques ] [ au fil du temps ] [ liens ] [ plan du site ] [ conseil général ] [ contact ] |
||||